Concours international des Jardins de Métis 2016 :: Projet figurant parmi les 30 jardins de l'étape finale de sélection, sur un total de 162 dossiers reçues
Amélie Ricard et Shanie Jalbert-Bossé architectes
“Passages” est une série de portails dont les montants de bois, articulés par des pivots, peuvent être déplacés et repositionnés. Tantôt debout et fiers, parfois penchés et en équilibre, les portails de ce jardin en mouvement changent de forme au gré des passants. Le promeneur est invité à jouer avec les ossatures de bois pour créer de nouveaux passages, ouvrir le chemin au suivant, recadrer le paysage.
“Passages” s’inspire des portiques traditionnels orientaux, soit Torana en Inde, Torii au Japon ou Hongsalmun en Corée. Ces portails, érigés afin de marquer l’entrée d’un lieu sacré, forment une division entre l’environnement matériel et le monde spirituel. Chacun d’eux est un pas de plus, marquant l’approche du visiteur vers un univers mystique. Sur le chemin du retour, chaque portail franchi d’un pas sage doit être retraversé dans l’autre sens afin de revenir dans le monde physique.
Les plus sages réorganiseront le jardin afin qu’il soit droit. Les pas sages, avec leur cœur d’enfant, créeront le désordre pour les suivants.
Concours Passages Insolites 2016, Ville de Québec
Amélie Ricard et Shanie Jalbert-Bossé , architectes
La machine à boules est un jeu de billes géantes. Dans cette installation participative, les joueurs sont appelés à mettre des boules en mouvement pour animer l’œuvre. Des boules sont prisonnières d’un circuit fermé, mais peuvent être propulsées à travers celui-ci par les passants. En effet, chaque descente ramène à un point de départ, où le passant ayant accès à la balle, peut la remettre en circulation dans le tunnel de son choix.
L’installation s’apparente aux jeux de l’enfance; les jeux de bille dans la cour d’école ou le labyrinthe en bois où on devait éviter que la boule ne tombe dans les trous. Grâce au changement d’échelle, le jeu peut finalement investir la rue, la place, pleinement.
Concours international des Jardins de Métis 2015
Aux abords du littoral du Bas St-Laurent, une multitude d'objets rejetés par la mer reposent sur le sable, au plaisir des promeneurs qui peuvent les collectionner. Coquillages, pierres, carapaces et bois de mer deviennent des souvenirs de vacances.
Le paysage des rives du Fleuve Saint-Laurent est amené aux Jardins de Métis par l'installation de 10 000 pinces de crabes en céramique, dispersées sur le site. Cet élément sera multiplié en plusieurs exemplaires à l'aide d'un procédé simple de moulage-pressage.
Au même titre que ces objets sur la plage sont soumis aux vents et marées, les pattes de céramique biscuitées seront soumises aux intempéries. Au cours de l'exposition, la nature et le temps changeront le paysage, des cernes, des herbes et des mousses pourraient apparaître.
Les visiteurs sont invités à s'approprier le jardin de mer, déplacer et jouer avec les pattes de crabe, former des amoncellements, ou laisser un message commémorant leur passage.
Collaboratrice :
Amélie Lapointe-Lavoie
Amélie Marsolais-Ricard
Valérie Pelletier